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IN Groupe, Le droit d’être soi

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19/04/2010 - La Voix du Nord
Du papier à l'immatériel, l'Imprimerie Nationale trace sa voie depuis 500 ans

La salamandre noire et marron avec des taches blanches est très prisée sur le marché des animaux de compagnie, donc menacée d'extinction. Ce qui n'est pas (plus) le cas de l'Imprimerie Nationale (IN). Quel rapport ? En hommage à François 1er, le lointain père fondateur qui avait fait du reptile légendaire, réputé vivre dans le feu, son emblème royal, la vieille maison personnalise encore sa correspondance avec l'amphibien.
L'IN a failli périr plus d'une fois. En 2002, le non renouvellement du contrat relatif aux annuaires téléphoniques de France Telecom lui fait perdre près de 40% de son chiffre d'affaires. Deux plans sociaux et une aide publique de 65 millions d'euros plus tard, l'IN retrouve une seconde jeunesse. Après avoir fait sa révolution high-tech « Plus qu'une imprimerie, L'In est avant tout un intégrateur de solutions et de technologies », explique Didier Trutt, l'homme qui a remplacé Loïc Lenoir de la Cochettière, le PDG séquestré par les salariés flersois tout un après-midi, en plein conflit social.
Une carte de gendarmerie.
La société est passée du papier à l'immatériel. Le passeport biométrique, le produit phare (entre 10 000 et 20 000 par jour), est un millefeuille de sécurités : hologrammes, effets de scintillement, encres dichroïques, micro-impressions… « Avec 100% de la technologie française », fait savoir Didier Trutt. La Banque de France ne fait pas mieux avec les billets. Le tout réalisé en un temps record. Aujourd'hui, 100% des passeports sont produits en moins de trois jours.
Dans le secteur fiduciaire, la lutte contre la falsification et la contrefaçon ne s'arrête pas aux passeports. Les technologies intelligentes sont présentes dans les cartes des agents de l'Etat ou des policiers municipaux. Et à partir de juin, l'IN fera la carte de gendarmerie. L'ex-Imprimerie royale est devenue précurseur de la dématérialisation, de l'e-administration, mais aussi hébergeur sécurisé de technologies de conservation et d'échanges de documents électroniques. Car l'IN est passée maître dans la gestion des documents (courrier, archivage, éditique…). « On vend de plus en plus de solutions autour du traitement, explique Didier Trutt. En France, très peu d'imprimeries possèdent tous les métiers ».
L'IN s'appuie sur des filiales solides. Ainsi ChronoServices, filiale à 100% de l'IN, installée sur place. A elle la charge d'assumer la délégation de service public du ministère des Transports pour produire et gérer, depuis 2005, l'enregistreur numérique à puce embarqué dans les camions. Un saut technologique. Qui se souvient du chronotachygraphe ?

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