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18/07/2012 - Silicon DSI
L’Imprimerie Nationale retient Arcsys Software pour sa ‘démat’ et son archivage

Fini l'archivage manuel. Le Groupe Imprimerie Nationale a choisi la solution d’archivage à valeur probatoire et de dématérialisation unifiée proposée par Arcsys Software

L’Imprimerie Nationale produit pas moins de 400.000 nouveaux documents chaque jour. Cet établissement public historique se définit comme «expert en solutions sécurisées d’identité, de gestion de données, d’impressions et de flux numérisés». Elle se veut «une entreprise de haute technologie qui offre des solutions d’authentification, de certification et de sécurisation électroniques des données qui sont au coeur de son métier et de sa culture de la confidentialité.»
Partenaire des administrations et des collectivités territoriales, elle travaille aussi, désormais, pour des acteurs privés en sus de l’État.

Jusqu’en ce mois de mai 2012, les documents produits étaient archivés physiquement. Suite à un appel d’offres lancé en janvier, le choix a été fait d’une plateforme d’archivage 100% numérique, «hautement sécurisée du fait de la nature confidentielle des documents imprimés».

Le cahier des charges impliquait 14 conditions de sécurité différentes. Des exigences s’imposaient telles que l’horodatage, le contrôle d ‘intégrité (avec scellement de la traçabilité), authentification forte, archivage dès la création du document, contrôle de vérification de l’intégrité des objets en continu, ‘recovery‘ [restauration] automatique en cas d’erreur… Car les documents sont archivés comme éléments de preuve, juridiquement opposables.

Six acteurs principaux du marché français ont été consultés. Trois d’entre eux ont été retenus sur la ’shortlist’.
C’est la solution de l’éditeur français Arcsys Software qui a été sélectionnée, car «sa solution d’archivage électronique permet d’assurer la convergence de toutes les archives des entreprises clientes tout en préservant leur valeur probatoire», nous a commenté un responsable de l’Imprimerie Nationale.
Ainsi, la traçabilité et l’intégrité des données sont couvertes depuis la création de l’archive jusqu’à la présentation possible à titre de preuve.

«L’offre de coffre fort d’Arcys est réputée comme l’une des meilleures, nous a précisé ce même responsable de l’Imprimerie Nationale. En outre, Arcys est associé à Naoned pour la partie archivistique. L’association des deux structures répond parfaitement aux normes qu’exigent l’Imprimerie nationale et ses clients. Naoned est une solution déployée aux sein des archives départementales.»
Pour la partie hardware, une bonne partie de la plateforme s’appuie sur NetApp.

La nouvelle plateforme a été déployée en trois mois. «Elle a été dimensionnée pour répondre à niveau de performances élevé».

«Forte de son expérience de plus de 10 ans, acquise en interne, l’Imprimerie Nationale met aujourd’hui ses compétences en dématique à la disposition de ses clients», explique Emmanuel Michaud, directeur de la branche Service et Confiance du Groupe. Ainsi en partant d’un dispositif à l’origine complètement papier, manuel et non structuré, nous sommes arrivés à un processus repensé et dématérialisé. Cette évolution nous a amené à sélectionner une plate forme d’archivage numérique qui puisse répondre à l’ensemble de nos exigences en termes de sécurité et de volumétrie».

Un archivage pour 30 ans minimum

« La force de cette offre, explique, de son côté, Dominique Lhopital, dg d’Arcsys Software, est de proposer un véritable coffre-fort numérique garantissant la valeur probatoire des informations traitées. Tout en respectant les pratiques archivistiques de l’Imprimerie Nationale, nous avons déployé une solution hautement pérenne qui permet à notre partenaire d’assurer une conservation trentenaire de ces archives».

La plateforme se veut pérenne du fait de son indépendance aux technologies. Elle n’est en effet pas dépendante d’une infrastructure matérielle donnée. Elle est également hautement évolutive. Les modules fonctionnels qui composent la plate forme peuvent être redimensionnés pour répondre aux futurs besoins de l’Imprimerie Nationale et de ses clients.

La plateforme est gérée par l’équipe de la Branche Service de Confiance du Groupe qui a créée plus d’une centaine d’emploi de prestation de services. Les ingénieurs en charge de la plateforme (fonction informatique, sécurité) faisaient partie du Groupe – ils exploitent de nombreuses plateformes informatique au sein des différents métiers de l’établissement public. Toutefois, des personnes aux compétences complémentaires les ont rejoints: archivistes, chefs de projets numérisation et dématérialisation, préparateurs. «En plus de créations d’emploi, le déploiement de cette activité permet la reconversion de salariés qui le souhaitent vers une marché porteur.»

Un million d’euros déjà investi

Le montant du marché n’est pas communiqué. Mais, à ce jours, l’Imprimerie nationale a déjà investi environ un million d’euros sur sa nouvelle plateforme. Le scanner, déjà installé, est un système Bantek.

A raison d’un poids de 150 ko par documents, la volumétrie annuelle se situerait entre 20 et 25 teras chaque année.
Les documents papier en provenance des ministères ou collectivités peuvent être directement scannés sur la palette. Ou bien, les documents peuvent être générés par un ministère qui va lui-même prendre en charge l’archivage. Depuis 2010, en effet, les ministères peuvent externaliser ces tâches. Tout fonctionne en réseau.

Dans le cadre de ce projet, l’Imprimerie Nationale vient en effet d’obtenir l’agrément SIAF (Service interministériel des Archives de France) assurant que les conditions nécessaires de sécurité et de traçabilité des données sont bien réunies.

Le SIAF cautionne que les conditions de sécurité permettant d’éviter que tout dommage ou toute perte de données sont réunies. Notamment au travers de la mise en place d’un dispositif de stockage redondant réparti sur deux sites géographiquement distants. Il établit également un cahier des charges relatif à la traçabilité des archives. Une fois les données sécurisées, les utilisateurs sont à même de pouvoir retracer les événements et l’historique de chaque document afin de garantir son authenticité et son intégrité.

Auteur : Pierre Mangin @2012 SiliconDSI

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