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IN Groupe, Le droit d’être soi

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01/06/2011 - Capital
Ils font la police dans les grandes boîtes

« A moins d'être aussi bien entraîné que les fameux Navy Seals, n'espérez pas entrer ici sans être dûment invité. Sur le site industriel proche de Douai (Nord), tout a été prévu pour décourager les actes de malveillance. Normal : l'Imprimerie nationale y fabrique les passeports biométriques, les cartes de police ou de gendarmerie, les certificats d'immatriculation et autres documents officiels. « Ici, c'est un peu Fort Knox », prévient Robert Carpentier, directeur de la sécurité du groupe. De fait, cet ancien commandant de police n'a pas lésiné en faisant ses plans : clôture électrique de 8000 volts, rouleaux de barbelés, fossés et plots anti-camion bélier, caméras à faisceau laser, badges à puce, PC blindé en sous-sol… Après des exercices inopinés – et infructueux – d'intrusion, le Raid et le GIGN ont validé son dispositif musclé.

Reconverti dans le privé début 2006 après trente ans passés aux Renseignements généraux, Robert Carpentier n'est pas un cas isolé : des dizaines de hauts gradés de la police occupent aujourd'hui  des postes similaires dans les entreprises. Et, en ajoutant les anciens militaires, plus des trois quarts des responsables de la sûreté des grands groupes français ont un passé de commissaires, colonels ou généraux. A l'occasion, ils échangent leurs expériences au sein d'un cercle professionnel, le CDSE (Club des directeurs de sécurité des entreprises)… »